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Les fake news désormais passibles de prison en Malaisie

Hier, la diffusion de fake news a été rendue illégale en Malaisie. Celui qui brave la nouvelle loi s’expose à des peines pouvant aller jusqu’à six ans de prison.

Najib Razak premier ministre Malaisie

Najib Razak © Flickr / Firdaus Latif

En discussion depuis le mois de mars, le projet de loi s’est finalement concrétisé le 2 avril. Devenues problématiques mondiales en quelques années, les fake news sont monnaie courante sur le web. Pour lutter contre l’apparition et la diffusion de celles-ci, plusieurs acteurs issus de la politique et du web annoncent régulièrement de nouvelles mesures. En France par exemple, une élue du nom de Nathalie Goulet avait mentionné une proposition relativement similaire en France. L’an dernier, elle avait ainsi évoqué la possibilité de punir les diffuseurs de fausses informations d’un an de prison. Rapidement abandonnée en France, la mesure semble avoir séduit la Malaisie.

Concernant la nouvelle loi malaisienne, celle-ci définit les fake news comme étant « une information en partie ou entièrement fausse qui peut apparaître sous diverses formes : écrite, audio ou visuelle ». Lors du vote, le gouvernement du Premier ministre Najib Razak a obtenu la majorité permettant d’adopter le projet de loi. Par conséquent, les diffuseurs risquent une amende pouvant aller jusque’à 500 000 ringgits, soit environ 123 000 dollars, ou une peine de prison de six ans maximum. L’extérieur du pays est aussi visé puisque les fake news émises par des utilisateurs étrangers et visant des citoyens malaisiens seront aussi susceptibles d’être prises en compte.

L’agence Reuters rapporte que la première ébauche du document mentionnait une potentielle peine de prison allant jusqu’à dix ans.

Une loi contre la liberté de la presse ?

La récente loi est remise en question par plusieurs associations de défense des droits de l’homme, qui mentionnent toutes une affaire politique ayant eu lieu en Malaisie. En 2016, le Premier ministre Najib Razak avait été accusé d’être lié à un scandale de corruption. Il aurait participé au détournement de fonds de placement Malaysia Development Berhad. Compte tenu du fait que liberté de la presse était de 46,57 en 2016 (0 étant la liberté et 100 la répression), beaucoup voit cette loi comme un moyen de museler les journalistes.

Bon nombre de défenseurs de la liberté d’expression et d’associations voient là un stratagème pouvant étouffer l’affaire dans laquelle le Premier ministre est empêtré depuis bientôt deux ans.

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Cyriac

Je suis Zeh Cyriac , fondateur et chef de la direction de la société informatique DROP Corporation Inc. et blogueur indépendant aux États-Unis, avec une passion pour l'Entrepreneuriat en ligne, le marketing de contenu et toutes les choses qui tournent au tour du digital et ’informatique .

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